
Elle a commencé les échecs à 3 ans, est devenue championne du monde à 14 ans, Grand Maître féminin à 16 ans… puis a quitté les compétitions pour devenir l’une des figures les plus populaires des échecs sur Internet. Son nom ? Qiyu Zhou. Son pseudo ? Nemo. Et son terrain de jeu ne se limite définitivement plus à l’échiquier.
De l’enfant prodige à la championne
Née en Chine en 2000, Qiyu Zhou grandit entre la France, la Finlande et le Canada. Elle découvre les échecs lorsqu’elle est encore toute petite et se passionne rapidement pour ce jeu qui demande autant de patience que d’instinct.
À 5 ans, elle remporte déjà son premier titre national en Finlande. Quelques années plus tard, elle devient championne de Finlande, puis championne du monde des moins de 14 ans en 2014. En 2016, elle décroche le titre de championne du Canada et atteint un classement mondial qui la propulse parmi les meilleures joueuses de sa génération. Elle devient officiellement Grand Maître féminin en 2016-2017.
En 2020, alors que les échecs connaissent un spectaculaire retour en grâce sur Internet, Nemo commence à streamer. Son pseudo akaNemsko devient rapidement familier aux amateurs comme aux néophytes.
Nemo contribue à transformer l’image des échecs : moins intimidants, moins élitistes, plus spontanés et surtout plus accessibles.
Une personnalité qui dépasse l’échiquier
Aujourd’hui, Nemo n’est plus seulement une joueuse d’échecs. Créatrice de contenu, streameuse et personnalité du gaming, elle s’est également aventurée sur d’autres terrains, notamment le poker.
Une évolution qui lui ressemble : Nemo aime jouer, mais elle aime aussi sortir du cadre. Son parcours raconte finalement quelque chose de très actuel : on peut être une experte sans avoir envie de rester enfermée dans les codes de son univers.
Elle défend d’ailleurs une vision beaucoup plus légère des échecs. Son objectif ? Donner envie d’essayer, sans nécessairement chercher à devenir le prochain champion du monde. « Il faut montrer aux gens que les échecs peuvent être amusants », expliquait-elle lors d’une rencontre en 2025.
La vrai question : combien de coups tiendrez-vous ?
Les 2 et 3 octobre, Nemo Chess sera aux Nouvelles Galeries Annecy pour rencontrer le public, jouer des parties et partager son univers. Que vous soyez joueur confirmé, amateur du dimanche ou totalement incapable de distinguer un fou d’un cavalier, vous pourrez venir tenter votre chance.


Quand la montagne rencontre le skate !

Et si l’aventure pouvait commencer en pleine ville ?
Pour leur deuxième collaboration, Millet et Element mélangent leurs deux terrains de jeu : la montagne et l’asphalte. Une collection pensée pour celles et ceux qui aiment bouger, grimper, skater, explorer… sans forcément choisir entre ville et outdoor.
Baptisée « Escape from the Concrete Jungle », cette nouvelle capsule joue avec les codes du vestiaire outdoor et du workwear : volumes plus amples, superpositions, pièces réversibles, matières techniques et couleurs franches. Millet apporte son expertise alpine et ses technologies performantes, tandis qu’Element injecte son esprit skate, libre et créatif.
Parmi les pièces phares : une veste Shell GORE-TEX, une doudoune en duvet, un pull fabriqué en France, des pièces en Polartec Alpha, mais aussi la chaussure Friction et le sac à dos Chamonix.
Et la collaboration ne s’arrête pas à la collection : Millet x Element part en tournée à travers la France et l’Europe pour rencontrer sa communauté.
À Annecy, rendez-vous le samedi 24 octobre au Millet Brand Store et chez Atome pour une étape placée sous le signe de la grimpe, du skate et de l’outdoor.
Une nouvelle façon de voir la montagne : plus libre, plus urbaine et surtout, toujours en mouvement.


Août 1966 – Le sauvetage des Drus

Derrière l’objectif : André Gobeli
Le 16 août 1966, pendant qu’il couvre une course cycliste à Sallanches pour l’ORTF, le journaliste et photographe André Gobeli reçoit un appel inattendu. Direction les Drus.
Une équipe de télévision est héliportée au plus près de la paroi. André, lui, rejoint le camp de base pour raconter l’arrivée des sauveteurs et des rescapés.
Les images tournées alimenteront les journaux télévisés. Mais André garde aussi, pour lui, quelques photographies prises sur le vif.
Aujourd’hui, ces clichés sont devenus des témoins rares d’un moment qui a marqué l’histoire de la montagne.
Un homme qui racontait son époque
Né à Genève en 1921 et installé à Annecy dès la fin des années 1940, André Gobeli n’était pas seulement photographe.
Il était celui qui était toujours là quand il se passait quelque chose.
Mariages, portraits de famille, cérémonies officielles, fêtes populaires, compétitions sportives ou grandes visites présidentielles : pendant plus de soixante ans, son appareil photo a capturé le quotidien des Annéciens autant que les grands moments de l’Histoire.
Journaliste pour Le Dauphiné Libéré, caméraman de l’ORTF, photographe officiel de la Ville d’Annecy, il croise au fil des décennies Vincent Auriol, Pierre Mendès France, Johnny Hallyday, Françoise Hardy, Hugues Aufray… mais aussi les grandes figures de la montagne comme René Desmaison, Maurice Herzog, Guy Périllat ou Sylvain Saudan.
Il accompagne également le Festival international du film d’animation d’Annecy dès ses débuts, laissant derrière lui plusieurs milliers de photographies qui racontent l’évolution du festival.
Son regard avait un talent particulier : celui de transformer l’actualité en mémoire.
Et parmi toutes les images qu’il nous a léguées, celles du sauvetage des Drus rappellent qu’un simple déclic peut parfois figer un morceau d’histoire.


Vue d’ici vous dit Bienvenue !
Il fallait bien commencer quelque part.
On a choisi de commencer depuis ici : les Nouvelles Galeries Annecy, en plein cœur de la ville. Pas tout à fait le centre, pas tout à fait ailleurs, un endroit qui voit passer la ville depuis des décennies et qui a fini par bien la connaître.
« Vue d’ici », c’est le blog qu’on aurait aimé lire : ni guide touristique, ni catalogue de bons plans. Plutôt le regard de quelqu’un qui vit là, qui connaît la ville sans prétendre tout en savoir, et qui prend le temps de regarder les choses changer avec les saisons.
Parce qu’Annecy change. Le lac n’est pas le même en juillet qu’en novembre. Les Nouvelles Galeries Annecy non plus, les boutiques évoluent, les restaurants s’installent, les événements rythment l’année. On en parle depuis l’intérieur, avec le recul de ceux qui voient défiler les saisons depuis la même adresse.
Cet été, les Nouvelles Galeries Annecy seront le point de départ de tous vos plus beaux détours.