Il faut imaginer une bande de filles (et d’allié·e·s) qui regardent les sommets autrement. Pas juste comme des pics à gravir, mais comme des espaces à réinventer. Depuis 2016, l’association Femmes en Montagne secoue doucement mais sûrement les codes d’un milieu encore très masculin, où seulement une infime partie des guides sont des femmes.
Il y a dix ans, elles ont ouvert une brèche.
Pas dans la roche, dans les imaginaires.
À l’époque, la montagne avait un goût d’exploit solitaire et de héros barbus.
Elles, elles ont proposé autre chose : des cordées de récits, des visages multiples, des femmes qui grimpent, qui filment, qui racontent.
Depuis, Femmes en Montagne trace son chemin comme un sentier qu’on se passe sous le manteau.
Un peu secret, beaucoup nécessaire.
Leur idée est simple (et radicale) : faire de la montagne un terrain de jeu vraiment ouvert.
Un endroit où l’on peut être débutante ou experte, réalisatrice ou alpiniste, bruyante ou contemplative.
Un endroit où les modèles ne manquent plus — parce qu’on les montre, enfin.
Alors elles ont inventé des formats qui ressemblent à la vraie vie :
des films qui donnent des frissons,
des rencontres qui finissent en amitiés,
des apéros où naissent des projets,
et même des interventions dans les écoles pour planter des graines d’égalité dans des têtes encore en construction.
Dix ans plus tard, ça fait du monde au sommet.
Des milliers de spectateur·ices, des dizaines d’histoires, et surtout une nouvelle façon de raconter la montagne plus libre, plus inclusive, plus vivante.
Et si on devait résumer ?
Ce n’est pas juste une association.
C’est un mouvement qui murmure :
et si on montait autrement ?